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Epigénétique : Le pouvoir de l’esprit 1ère partie ( Introduction à l’épigénétique)

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(Article traduit de l’américain par Moi-Même)

Sous votre peau, vit un monde constitué par une métropole animée par 50 trillions de cellules, dont chacune est biologiquement équivalente à un être humain miniature. Il est de notoriété publique  que le sort et le comportement de nos concitoyens cellulaires internes soient préprogrammés par leurs gènes.

Depuis la découverte du code génétique par Watson et Crick, il est fréquent de dire et d’entendre que notre ADN est issu de celui de nos parents au moment de la conception, et qu’il détermine nos traits de caractère.

ADNCette vue traditionnelle de la génétique nous fait encore croire que nos programmes génétiques héréditaires sont apparemment figés, comme un ordinateur qui ne serait capable d’être qu’en « lecture seule » de programmes. L’idée que le destin inscrit dans nos gènes est indélébile, est directement dérivé d’un ancien concept scientifique connu sous le nom de déterminisme génétique.

Il est encore courant de voir la croyance populaire selon laquelle les gènes « contrôlent » les nombreux et merveilleux attributs transmis par la lignée familiale, au même titre que leurs dysfonctionnements  tels que le cancer, la maladie d’Alzheimer, le diabète et la dépression, entre autres.

En tant que « victime » de l’hérédité, les forces génétiques étant hors de notre contrôle, nous avons spontanément coutume de nous considérer comme « impuissant » quand au déroulement de nos vies. Malheureusement, l’hypothèse que nous sommes impuissants est la voie qui mène à une forme d’irresponsabilité personnelle :

« puisque je ne peux rien y faire de toute façon, pourquoi devrai-je m’en préoccuper ?« .

Illusions brisées

GENEAu moment où le projet du génome humain a pris son envol à la fin des années 1980, les scientifiques ont commencé à acquérir  une manière différente de voir les choses concernant le fonctionnement de la vie.

Leurs recherches révolutionnaires sont devenues le fondement d’une nouvelle branche de la science connue sous le nom de « contrôle épigénétique ». Le monde de l’épigénétique a ébranlé les fondements de la biologie et de la médecine car elle révèle, qu’en définitive, nous ne sommes pas les « victimes » de nos gènes, mais qu’en fait, nous en sommes « maîtres« .

La version classique de l’hérédité continue d’être enseignée dans les écoles, mais l’accent est mis sur le contrôle génétique, qui se lit littéralement par « contrôle par les gènes ».

Quoiqu’il en soit, les mécanismes épigénétiques de contrôle ont fourni une vision profondément différente de la façon dont la vie est gérée.
En étymologie, le mot grec dont est issu le préfixe « épi »  signifie « sur ou au-dessus ». Par conséquent, la traduction littérale de « contrôle épigénétique » se lit comme « contrôle au-dessus des gènes ».

Les gènes ne contrôlent pas la vie – la vie est contrôlée par quelque chose qui va au-dessus des gènes.

Savoir c’est pouvoir, et la connaissance du fonctionnement de la vie fournit l’élément le plus important à notre quête d’auto-responsabilisation.

L’épigénétique nous conduit de la perception de « victime » à notre rôle en tant que créateur actif de nos vies.

La nouvelle science de l’épigénétique reconnait que les signaux de l’environnement sont les régulateurs primaires de l’activité des gènes.

Comme il est décrit dans le livre « la biologie des croyances », les cellules lisent et répondent aux conditions de leur environnement en activant des récepteurs situés dans les protéines de leur membrane.

(Pour en savoir plus, voir le paragraphe « quelques notions de biologies cellulaires » de  mon article « qu’est ce que l’épigénétique »)

cellepitLes récepteurs, une fois activés, envoient des signaux dans le cytoplasme qui contrôle le comportement et régule l’activité des gênes, les structures héréditaires sont eux utilisés pour la fabrication du corps.
Les protéines sont les éléments constitutifs des cellules, et leurs caractéristiques transmettent nos traits physiques et comportementaux.

Ce qui est formidable, c’est qu’une information épigénétique peut modifier ou extraire d’une structure génétique 30 000  protéines différentes à partir d’un même gène. Ce processus de création peut fournir des protéines fonctionnelles et normales comme des protéines dysfonctionnelles du même gène.

On peut être avec des gènes sains et au travers de processus épigénétiques, exprimer des protéines mutantes à l’origine de pathologies comme le cancer. De même que l’on peut être avec des gènes défectueux et par des mécanismes épigénétiques créer des protéines saines et parfaitement fonctionnelles.

epigenetiqueMaintenant, la croyance traditionnelle selon laquelle le génome ne peut que  « lire » les programmes qui sont engrammés dedans s’est avérée être fausse.
Les mécanismes épigénétiques modifient la lecture du code génétique, donc les gènes représentent actuellement des programmes de « lecture-écriture »   où les expériences de la vie redéfinissent activement l’expression génétique d’un individu.
Ainsi les organismes expérimentent leur environnement, leurs mécanisme de perception leur permet d’affiner l’expression génétique, augmentant ainsi leurs chances de survie.

L’influence de l’environnement sur le génome est fortement révélée dans des études sur des jumeaux identiques.

Lors de la naissance, ces frères et sœurs expriment presque la même activité dans leurs génomes respectifs et identiques. Cependant, quand ils commencent à ressentir la vie, leurs expériences personnelles et individuelles ainsi que leurs perceptions de celles-ci, conduisent à l’activation d’ensembles de gène profondément différents.

La « nouvelle » biologie est basée sur le fait que la perception de l’environnement contrôle le comportement et l’activité des gènes.
Cette vision revisitée de la science met l’accent sur la possibilité réelle que nous avons, de contrôler activement l’expression de nos gènes,  jour après jour au fil de notre vie.

Epigenetique (1)Plutôt que de nous voir comme des victimes de nos gènes, nous devons arriver à accepter que nous sommes responsable des perceptions que nous avons de notre environnement et que ces perceptions agissent dynamiquement sur le façonnement de notre biologie et son comportement.

L’expression d’une biologie saine ou malsaine est directement influencée par la justesse de l’interprétation et de la perception que chaque individu a de son environnement.

Les perceptions erronées réécrivent l’expression de nos gènes tout aussi efficacement que les perceptions justes, mais avec des incidences beaucoup  plus graves, peut-être même avec des conséquences mettant notre vie en danger.

Dans la seconde partie,  vous verrez comment l’esprit peut s’imprimer au sein de nos cellules . Rendez-vous la semaine prochaine pour « le pouvoir de l’esprit : du microcosme au macrocosme de l’esprit« .

Pour en savoir plus :

 

Valérie Madej


 

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Ecrit 25 janvier 2014 par Valerie Madej dans la catégorie "Épigénétique

4 COMMENTS :

  1. By Myriam on

    Bonjour
    J’aime votre site puisque je suis abonnée, mais connaissez-vous le site Vivre cru de Thierry Casanovas ? Il explique l’épi génétique avec à l’appuis la physiologie; Je pense que cela vous intéressera.
    Myriam

    Répondre

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