août 16

Ce qui arrive à vos cellules lorsque vous êtes heureux -dernière partie

Print Friendly, PDF & Email
Partages

Dans le précédent article, vous avez vu les hormones qui entrent en action dans la sensation de bonheur. Vous avez aussi découvert la notion de « chimie de la confiance » ainsi que les raisons qui font que le bonheur ne saurait être provoqué artificiellement par des substances chimiques.
Je vous propose maintenant, de voir comment nous pouvons muscler notre cerveau en l’entraînant au bonheur avec des méthodes simples, qui ne demandent qu’un apprentissage de votre part et une réelle motivation pour le faire.
Bonne lecture

Article tiré du PreventDisease, et écrit par le Docteur Marianna Pochelli-
Traduit de l’américain par moi-même

La puissance des pensées positives 

Tant que vous avez un cerveau, chacune de vos pensées stimule la production de substances chimiques cérébrales. Être concentré sur des pensées négatives sape effectivement l’ampleur de la force positive de votre cerveau, en le ralentissant, et l’atténuation de la capacité de fonctionnement de votre cerveau peut aller assez loin, au point de créer une dépression.

D’un autre côté, la pensée positive, optimiste, joyeuse, heureuse, pleine d’espoir diminue le cortisol et produit de la sérotonine, ce qui crée un sentiment de bien-être. Cela permet à votre cerveau de fonctionner à pleine capacité
Les pensées heureuses et la pensée positive en général, soutiennent la croissance du cerveau, ainsi que la génération et le renforcement de nouvelles synapses, en particulier dans votre cortex préfrontal (PFC), qui sert de centre d’intégration de toutes vos fonctions cerveau-esprit

En d’autres termes, votre PFC régule non seulement les signaux que vos neurones transmettent à d’autres parties du cerveau et à votre corps, il vous permet de penser et de réfléchir sur ce que vous faites physiquement.
En particulier, le PFC vous permet de contrôler vos réactions émotionnelles à travers les connexions à votre cerveau limbique profond. Il vous donne la possibilité de vous concentrer sur ce que vous choisissez et avoir un aperçu de vos processus de pensée.
Le PFC est la seule partie de votre cerveau qui permet de contrôler vos émotions et vos comportements et aide à vous concentrer sur les objectifs que vous choisissez de poursuivre.
Il vous aide à grandir en tant qu’être humain, à changer ce que vous voulez changer, et à vivre de la manière dont vous l’avez décidé !

Pourquoi optimisme mène à un plus grand bonheur

Les neuro-scientifiques ont découvert que les personnes qui ont une disposition à être plus gaies et qui sont plus enclin à l’optimisme ont généralement une activité plus élevée dans leur PFC gauche.

Mais c’est une explication cérébrale.

Fait intéressant, des spécialistes du comportement ont observé de fascinantes différences entre les optimistes et les pessimistes.

L’optimisme, par exemple, implique des désirs avec de forts composants cognitifs, émotionnels, et une grande motivation.
Les personnes optimistes ont tendance à être de meilleure humeur, à être plus persévérantes et à avoir plus de succès, et bénéficient d’une meilleure santé physique. 

La différence est peut être que simplement les optimistes attribuent aux bons événements qui leur arrivent un terme de permanence, en prenant pour cause leurs traits et leurs capacités, et les événements négatifs comme transitoires (en utilisant des mots comme «parfois» ou «récents»), ou en citant la faute d’autres personnes .

En outre, les optimistes :

  • Mènent une vie heureuse, riche et bien remplie
  • Passent moins de temps seules, et plus de temps à socialiser
  • Ont de bonnes relations
  • Ont de meilleures habitudes de santé
  • Ont des systèmes immunitaires plus forts
  • Vivent plus longtemps que les pessimistes

D’un autre côté, les gens pessimistes expliquent les bons événements en citant des causes passagères, comme l’humeur et l’effort, et les événements négatifs comme des conditions permanentes (en utilisant des mots comme «toujours» ou «jamais»). 

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique a constaté que certaines personnes sont génétiquement prédisposées à voir le monde en sombre.
La négativité serait omniprésente, semble-t-il.

Les pessimistes :

  • Supposent automatiquement que les revers sont permanents, omniprésents, et cela en raison de faiblesses personnelles.
  • Sont huit fois plus susceptibles d’être déprimés que les optimistes
  • Sont moins performants à l’école et au travail
  • Ont des relations interpersonnelles plus difficiles
  • Meurent plus tôt que les optimistes.

Selon Sonia Lyubomirsky, un chercheur de l’Université de Californie, les gens malheureux passent des heures à se comparer à d’autres personnes, en se situant à la fois au-dessus et au-dessous sur l’échelle de bonheur; les gens heureux ne se comparent avec personne. 

Selon une étude de l’Université de Lund, l’image collective de ce qui nous rend heureux, est plus basées sur les relations et les gens, et moins sur les choses.

La bonne nouvelle est que vous pouvez utiliser votre esprit pour former votre cerveau à casser les pensées négatives qui mènent au pessimisme, pendant que vous montez en puissance des types de pensées positives qui mènent à l’optimisme.

Vous pouvez être le maître des modifications neuronales qui mèneront à un plus grand bonheur, et le recâblage commence en ces minuscules miracles appelés cellules de votre cerveau, ou neurones.
Même si la dépression règne dans votre famille, vous avez la possibilité d’améliorer la façon dont votre cerveau fonctionne, en mettant en place des « barrages routiers » neuronaux et en diminuant les modèles neuronaux liés à la pensée négative.

Vous ne pouvez peut-être pas être en mesure d’éliminer une prédisposition génétique à la dépression, mais vous pouvez réduire considérablement son impact et sa réapparition.

La pensée négative, la balance négative

La pensée négative ralentit la coordination du cerveau, ce qui rend difficile le traitement des pensées et la découverte des solutions.
Il a été démontré que le sentiment de peur, qui arrive souvent quand on est axé sur des résultats négatifs, diminue l’activité de votre cervelet, ce qui ralentit la capacité du cerveau à traiter de nouvelles informations, limite votre capacité à pratiquer la résolution créative de problèmes.

En outre, les effets des facteurs de peur sur votre lobe temporal gauche, affecte l’humeur, la mémoire et le contrôle des pulsions Votre lobe frontal, en particulier votre PFC, décide de ce qui est important en fonction de la quantité d’attention que vous portez sur quelque chose et comment vous vous sentez à ce sujet.
Ainsi, plus vous vous concentrez sur la négativité, plus les synapses et les neurones que votre cerveau va créer, vont soutenir votre processus de pensée négative.

Votre hippocampe fournit le contexte des souvenirs qui sont stockés, ce qui signifie que la tonalité émotionnelle et la description que votre esprit crée peuvent potentiellement recâbler votre cerveau en créant de fortes voies et synapses neuronales

Ce que vous sentez et pensez d’une certaine situation ou d’une chose peut devenir si profondément enracinée que vous devrez travailler dur pour démanteler les connexions négatives et ré-accorder votre cerveau pour avoir moins de peur, penser positivement, croire que les rêves peuvent se réaliser, croire que vos efforts auront du succès

Entraîner votre cerveau à penser plus positivement 

Un des préceptes les plus anciens de la neuroscience a été que nos processus mentaux (de pensée) proviennent de l’activité du cerveau : que notre cerveau est responsable quand il s’agit de créer et de façonner notre esprit

Toutefois, des recherches plus récentes ont montré qu’il peut aussi fonctionner dans l’autre sens : une concentration mentale répétitive peut affecter des changements dans la structure de votre cerveau, son câblage et ses capacités.Les mesures que nous prenons peuvent littéralement dilater ou contracter les différentes régions du cerveau , gonflant à bloc les circuits ou en les tassant.

Plus vous en demandez à votre cerveau, plus il met en place de l’espace cortical pour gérer les nouvelles tâches.
Il répond en forgeant des liens plus solides dans les circuits qui sous-tendent le comportement ou la pensée souhaitée et affaiblit les autres connexions. 

Ainsi, ce que vous faites et ce que vous pensez, voyez, ou sentez se reflète dans la taille de vos régions cérébrales respectives et les connexions de votre cerveau se forment pour satisfaire vos besoins.

Qu’est-ce que tout cela signifie ? 

Cela signifie que ce que nous pensons, faisons et disons est important; que cela affecte ce que nous devenons à l’extérieur, à l’intérieur, et dans notre cerveau

La plupart du temps, cela signifie que vous pouvez recycler votre cerveau pour être plus positif.

Commencez par avoir des pensées heureuses, à rechercher le bon côté des choses, et à recentrer votre cerveau quand les pensées négatives se produisent. 

Votre esprit a la capacité de déterminer la façon dont votre cerveau pense au sujet de ce qui se passe dans votre vie.

Utilisez le à votre avantage pour recadrer les événements et penser positivement 

Sources:
ubc.ca berkeley.edu bbc.co.uk psychologytoday.com illinois.edu bmj.com 

Le Dr. Marianna Pochelli est un docteur en médecine naturopathique spécialisée dans le traitement de la maladie par super-aliments et par traitements à base de plantes. Elle promeut activement la désintoxication, le nettoyage du côlon, et un mode de vie végétarien à base d’aliments vivants comme une plate-forme pour la santé.

J’espère que cet article vous a donné envie de redevenir l’acteur de votre vie et vous a convaincu que vous pouvez reprendre possession de votre manière de penser et de réagir face aux événements, mêmes les plus difficiles.
Vous avez pour cela des techniques telles que l’EFT (Emotionnal Freedom Techniques) que vous pouvez utiliser en auto-traitement pour vous aider à « recâbler » vos affects.
Si vous souhaitez obtenir plus d’informations ou faire une séance EFT d’essai, contactez moi par mail valerie.madej@gmail.com.

Bonne fin de journée

Coeur-dialement

Valérie Madej


 

Partages
Rendez-vous sur Hellocoton !

Étiquettes : , , , , , ,
quanta-la-vie Copyright © 2013. All rights reserved.

Ecrit 16 août 2014 par Valerie Madej dans la catégorie "Développement personnel", "Épigénétique

4 COMMENTS :

  1. By francoise dantas on

    comment avoir de bonnes pensées positive
    jai quittée un pervers narcissique aprés 25 ans de vie commune

    Répondre
    1. By Valerie on

      Bonjour Françoise
      J’ai été élevé par un pervers narcissique, mon père et je sais combien il peut sembler compliquer de positiver quand on a vécu dans une telle « ambiance ».
      Avant d’avoir des pensées positives, il vous faut surtout vous reconstruire, reprendre confiance en vous etc….
      Et certainement être aidée par un ou une professionnelle : avez vous essayé l’EFT ? ou même les Fleurs de Bach (je verrai bien Star of Bethleem pour vous comme fleur principale car elle aide à la réparation de tous les traumas du passé) ?
      Courage à vous et dites vous que ce qui ne vous a pas abattue vous a rendue plus forte et que vous êtes au top d’avoir eu la force de sortir de ce type de relation.
      Bravo à vous 🙂
      Je vous embrasse
      Valérie

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.